chatbotté Messages postés : 49  |
Posté le 29/09/2005 13:32:45 | | J'ai découvert hier dans une émission nocturne sur FRANCE 3 Anne Faisandier. Sa particularité? elle est à la fois Pasteur de l'église de france réformée à Lyon et conteuse!
Evidemment le choix de ses contes est influencé par sa foi mais voilà une bien agréable bizarrerie que de se voir commenter les notions de piété, d'humilité ou de charité par des métaphores sur les arbres ou que sais-je encore. Je ne resiste pas ici au plaisir de laisser la parole à cette conteuse hors-norme:
Citation :
Dans le monde éclaté qui est le nôtre, la notion d’identité traverse de nombreux registres différents, comme si les changements considérables auxquels nous sommes tous confrontés conduisaient à une remise en perspective de nos identités, personnelles ou collectives. Identité religieuse, identité nationale, identité sexuelle, toutes semblent être soumises à des mutations qui nous obligent à nous repositionner individuellement et collectivement. Il n’y a qu’à voir le nombre étonnant de conférences, de groupes et autres rencontres autour de sujets comme : Qu’est-ce qu’une famille ? Peut-on être pasteur et homosexuel ? Qu’est-ce qu’être laïque aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être protestant aujourd’hui ? Faut-il mentionner l’histoire religieuse de l’Europe dans sa constitution ? La liste est loin d’être exhaustive.Quand il faut tout réinventer, le couple, la famille, l’Église, l’autorité, la tentation est parfois grande de se réfugier dans un relativisme tiède (tout se vaut et rien ne m’intéresse) ou, à l’inverse, dans ce que l’on appelle souvent « un repli identitaire ». Il s’agit de glisser, plus ou moins consciemment, de la construction de l’identité de l’individu au rassemblement de tous ceux qui se retrouvent autour d’affirmations communes. On passe d’une logique de dialogue (l’autre différent m’apprend à me connaître moi-même et m’aide à progresser) à une logique de monologue (l’autre identique me conforte dans mon identité). Je me garderai de tout manichéisme sur le sujet tant il me semble que nous passons notre temps à naviguer de l’une à l’autre de ces logiques pour nous construire.
Ce ne sont pas les autres qui peuvent donner un sens à ma vie. Pourtant, c’est peut-être quand je les rencontre, quand ils me permettent de toucher du doigt mes limites, qu’il m’est donné de me recentrer sur ce qui peut faire bouger ma vie. La paix n’est pas une attente tranquille ni une option facultative. Elle est un combat que l’on mène avec soi-même au quotidien. Avoir une identité forte, ce n’est ni avoir peur des autres, ni essayer de les effrayer. C’est se construire avec eux. |
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