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forum Index du forum forumJeu de conteurs!! forumTexte complet des notre conte au 28 10 05

Auteur : Sujet: Texte complet des notre conte au 28 10 05  Bas
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 28/10/2005 21:05:59
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Ce petit récapitulatif nous permettra de lire d'un coup toutce que nous avons écrit jusqu'à présent... et nous pourrons comme ça continuer avec les idées claires...

Vous êtes très forts!!! On va l'éditer celui là!!!

Contisa

-----------------------------------------------------------------

Il y a avait bien longtemps qu'elle y pensait. Elle avait même failli franchir le pas plus d'une fois. Mais à chaque fois, elle renonçait, elle hésitait. Enfin... elle n'avait jamais vraiment osé... mais c'était là, tout près, dans un coin de son esprit... et ça ne la quittait pas...

Ce matin là elle s'était préparée, elle avait déjeuné, un peu absente à elle même... l'idée était trop forte... elle le savait bien... il fallait qu'elle s'en libère, que l'idée devienne réalité...alors elle est sortie

Mais où allez, et que faire, fallait il renoncer une fois de plus, une fois de trop …. . Non, non et non la décision était prise, elle fila droit devant elle, jusqu’à la sortie du village. Des ombres se profilèrent, menaçantes et chaleureuses à la fois.

Se sentiment de doute et de joie, la tenailla tout au long du chemin, et enfin, lorsqu’elle aperçut le menhir de champ Dolent, elle se dit c’est maintenant ou jamais …

Elle s'en approcha doucement, presque comme détachée du sol, prendre son temps, l'aborder avec infiniment de respect, ce n'était pas n'importe quel menhir, il avait un secret, un secret à défendre....

Mais pendant ce temps les ombres se rapprochaient. Il fallait qu'elle fasse vite, maintenant !
Alors, pressée par cette menace et bien décidée à faire ce dont elle avait envie depuis si longtemps, elle fouilla dans son sac. Qu'y cherchait-elle ? Avant de sortir de chez elle, elle y avait glissé le texte secret donné par sa grand-mère qu'il fallait prononcer devant le menhir afin qu'opère sa magie...

Saura t'elle faire?
A t'elle bien retenue les incantations, le ton de la voix, très important le ton de la voix lui avait dit sa grand mère avant de s'éteindre, surtout, ne l'oublie pas.

Alors elle se mit à psalmodier, évoquant tour à tour le soleil, la nature, les ancêtres, ses ancêtres….. Ce n’était plus Sophie qui se trouvait devant le menhir, mais sa grand mère Eugénie qui avait pris place dans son corps et dans son esprit...

C'est alors que surgit du haut du menhir... un lézard.
Mais ce n'était pas un lézard ordinaire...

Non, il n'était pas ordinaire ce lézard, il avait un regard, comment dire, un regard de feu, oui, c'est cela,il semblait que du feu dansait dans ses yeux....


Elle ne sentait pas non plus le vent froid qui s'était levé, ce vent apporté par les ombres.
Le lézard la fixait, peu lui importait le froid, il ne bougeait pas, il défendait le secret, ses yeux de braise semblaient s'enflammer.
Elle était pétrifiée, les mots se bousculaient dans sa tête, ne plus le regarder, surtout ne plus le regarder, se concentrer....

Mais soudain les ombres devinrent bien réelles. Devant elle se tenait, hommes, femmes, enfants. Ils formaient un cercle autour du menhir, et semblaient attendre le message.

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 28/10/2005 23:05:50
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Ils étaient là, autourd'elle,leurs regards multiples et pourtant unique braqué sur elle... et pas un bruit. Le silence de cet instant était plus profond, plus complet que le plus parfait silence des nuits du fond des déserts arides. Pas un souffle, pas un frémissement au sol, pas même un mouvement dans l'air... pesant, inquiétant, ce silence henvahissait maintenant le coeur et l'âme de Sophie...

Continue! continue! se disait elle ... à présent que tu as commencé tu n'as plus le droit de le leur refuser!

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Patricia
 Messages postés : 31
 Patricia
  Posté le 29/10/2005 08:33:09
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Isa, il me semble que tu as oublié des textes, je vais mieux regarder mais oui je crois
bises
pat

Vroummmmmmmm.........
Ben, c'est Pat!!!!!
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 29/10/2005 11:26:08
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Ok!! si c'est le cas et que tu les trouves... colle les dans ce billet là... en réponse et je ferai un billet de correction...


Merci ma belle!!

Isa

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Mlle Malice
 Messages postés : 32
 Mlle Malice
  Posté le 29/10/2005 14:32:38
Send a private message to Mlle Malice
Voici les parties manquantes :

Entre : "...du feu dansait dans ses yeux...."

"Et ce regard  ramenait Eugénie 50 ans en arrière, le feu courait dans la lande, les gens hurlaient, le vent attisait haine et courroux, de loin en loin la clameur de ce peuple en furie se faisait entendre. Et c’est ainsi, qu’a débuté la légende du menhir du champ Dolent.

Sophie, qui subissait cette vision d'horreur, avait pleinement conscience que le lézard l'empéchait par son regard hypnotisant de venir au terme de son incantation. Elle essayait de toutes ses forces de continuer à articuler les paroles magiques. Cependant ses levres étaient terriblement difficiles à faire bouger, chaque mot prononcé était un combat, elle luttait, effrayée par la fureur autour d'elle.
Ce qu'elle ne voyait pas, par contre, c'était les ombres qui étaient maintenant tout près d'elle..."

Et : "Elle ne sentait pas non plus le vent froid qui s'était levé..."

Mademoiselle Malice !
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 30/10/2005 00:57:28
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Il y a avait bien longtemps qu'elle y pensait. Elle avait même failli franchir le pas plus d'une fois. Mais à chaque fois, elle renonçait, elle hésitait. Enfin... elle n'avait jamais vraiment osé... mais c'était là, tout près, dans un coin de son esprit... et ça ne la quittait pas...

Ce matin là elle s'était préparée, elle avait déjeuné, un peu absente à elle même... l'idée était trop forte... elle le savait bien... il fallait qu'elle s'en libère, que l'idée devienne réalité...alors elle est sortie

Mais où allez, et que faire, fallait il renoncer une fois de plus, une fois de trop …. . Non, non et non la décision était prise, elle fila droit devant elle, jusqu’à la sortie du village. Des ombres se profilèrent, menaçantes et chaleureuses à la fois.

Se sentiment de doute et de joie, la tenailla tout au long du chemin, et enfin, lorsqu’elle aperçut le menhir de champ Dolent, elle se dit c’est maintenant ou jamais …

Elle s'en approcha doucement, presque comme détachée du sol, prendre son temps, l'aborder avec infiniment de respect, ce n'était pas n'importe quel menhir, il avait un secret, un secret à défendre....

Mais pendant ce temps les ombres se rapprochaient. Il fallait qu'elle fasse vite, maintenant !
Alors, pressée par cette menace et bien décidée à faire ce dont elle avait envie depuis si longtemps, elle fouilla dans son sac. Qu'y cherchait-elle ? Avant de sortir de chez elle, elle y avait glissé le texte secret donné par sa grand-mère qu'il fallait prononcer devant le menhir afin qu'opère sa magie...

Saura t'elle faire?
A t'elle bien retenue les incantations, le ton de la voix, très important le ton de la voix lui avait dit sa grand mère avant de s'éteindre, surtout, ne l'oublie pas.

Alors elle se mit à psalmodier, évoquant tour à tour le soleil, la nature, les ancêtres, ses ancêtres….. Ce n’était plus Sophie qui se trouvait devant le menhir, mais sa grand mère Eugénie qui avait pris place dans son corps et dans son esprit...

C'est alors que surgit du haut du menhir... un lézard.
Mais ce n'était pas un lézard ordinaire...

Non, il n'était pas ordinaire ce lézard, il avait un regard, comment dire, un regard de feu, oui, c'est cela,il semblait que du feu dansait dans ses yeux....

Sophie, qui subissait cette vision d'horreur, avait pleinement conscience que le lézard l'empéchait par son regard hypnotisant de venir au terme de son incantation. Elle essayait de toutes ses forces de continuer à articuler les paroles magiques. Cependant ses levres étaient terriblement difficiles à faire bouger, chaque mot prononcé était un combat, elle luttait, effrayée par la fureur autour d'elle.
Ce qu'elle ne voyait pas, par contre, c'était les ombres qui étaient maintenant tout près d'elle..."


Elle ne sentait pas non plus le vent froid qui s'était levé, ce vent apporté par les ombres.
Le lézard la fixait, peu lui importait le froid, il ne bougeait pas, il défendait le secret, ses yeux de braise semblaient s'enflammer.
Elle était pétrifiée, les mots se bousculaient dans sa tête, ne plus le regarder, surtout ne plus le regarder, se concentrer....

Mais soudain les ombres devinrent bien réelles. Devant elle se tenait, hommes, femmes, enfants. Ils formaient un cercle autour du menhir, et semblaient attendre le message.

Ils étaient là, autourd'elle,leurs regards multiples et pourtant unique braqué sur elle... et pas un bruit. Le silence de cet instant était plus profond, plus complet que le plus parfait silence des nuits du fond des déserts arides. Pas un souffle, pas un frémissement au sol, pas même un mouvement dans l'air... pesant, inquiétant, ce silence henvahissait maintenant le coeur et l'âme de Sophie...

Continue! continue! se disait elle ... à présent que tu as commencé tu n'as plus le droit de le leur refuser!

L'assemblée fantômatique qui avait d'un coup envahi l'espace sacré lui faisait ressentir d'étranges émotions aux tréfonds de son coeur. Elle ressentait une urgence, une attente, une prière, une menace. Elle ressentait ce sentiment tout particulier que seuls connaissent les gens qui perturbent l'ordre de la nature, qui viennent y interférer.
Elle eut un peu peur, s'apercevant vaguement que les événements étaient en train de la dépasser.
Elle savait pourtant qu'il était trop tard pour faire marche arrière et toute l'imminence de la vie et de la mort semblait être contenu dans un seul reflet des yeux rubiconds de l'étrange lézard.
elle se rappella soudainement de ce qui l'avait amené ici et son âme en fut rafermie.
Telle une caresse apesante, les souvenirs l'envahir mettant gentiment à la porte de sa conscience la réalité...

Elle se mit à genoux, toutes les ombres l'imitèrent, le lézard descendit lentement le long de la pierre, il s'approcha d'elle, lui toucha le bout des doigts et la longue plainte des litanies commença....

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 contisa
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 contisa
  Posté le 05/11/2005 06:04:01
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Juin 1920, Eugénie est seule au pied du menhir, rejetée par les siens, elle trouve refuge au champ Dolent, ils la disent coupable, ils la disent responsable de ces éléments néfastes qui se sont abattus sur la région
Sanglotante et abattue elle se traîne au pied du bloc de granit
Seigneur vient moi en aide
Que s’est il passé pour en arrivé là, pourquoi lui reproche t’on son amitié avec les lacertiliens
Seigneur vient moi en aide
Sont ils responsables du désastre, sont ils responsables des champs dévastés
Seigneur vient moi en aide
D’autres souvenirs, d’autres invocations surgissent du passé, et arrivent par saccades

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 contisa
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 contisa
  Posté le 05/11/2005 06:06:04
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Sophie est perturbée de revivre ce passé dont elle ignorait tout. Les larmes lui viennent aux yeux. Elle ressent en même temps un infini respect pour le courage de sa grand-mère.
Elle comprend maintenant que les paroles qu'elle vient de prononcer ont sauvé sa grand-mère autrefois. Comment ? De la même façon qu'elles opèrent à l'instant autour de Sophie...

Soudain comme dans un rêve, Sophie voit le menhir jusque-là immobile se mettre à trembler.
Et dans ses soubresauts de plus en plus violents, il laisse échapper de la terre en dessous de lui des dizaines de petits lézards.
Les reptiles sortent joyeusement et se mettent à courir en tous sens comme des fous, entre les jambes des hommes et des femmes qui sont présents.

Sophie n'en croit pas ses yeux. Elle se sent envahie d'une immense vague de gratitude et de tendresse pour ces créatures de la terre et du soleil, qui se libèrent en la libérant elle aussi du poids de son histoire.

"Est ce celà dont me parlait ma grand mère?" se dit t'elle.
"Toutes ces âmes qui se libèrent, est ce celà qui va enfin effacer les horreurs qui se sont déroulées ici?"
Elle n'était pas bien sûr de la réponse, il fallait encore réciter le reste du texte tant préservé par son aïeule....

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 contisa
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 contisa
  Posté le 14/11/2005 09:44:18
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Alors que les calamités qui s’étaient abattus sur la région, semblaient en un instant s’évanouire, elle récitait encore et encore « Menhir mène moi, menhir mène nous vers le bonheur, oui menhir ne plus haïr, menhir ne plus médire, soyons forts comme un roc, soyons unis et solidaire  Et tout comme toi, formons qu’un seul bloc »

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