Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde  |
Posté le 10/07/2006 23:30:09 | | Le petit chaperon blanc
Il était une fois, une petite fille qui habitait Revin, dans la rue Victor Hugo. Tout le monde l’appelait le petit Chaperon Blanc, parce qu’elle portait toujours un blouson blanc avec une casquette de la même couleur.
Un matin, sa mère fit des galettes, comme elle le faisait souvent. Ce jour-là, elle y mit des fraises qu’elle avait acheté au marché. Elle les mit à refroidir sur le bord de la fenêtre, puis elle dit à sa fille :
« va porter une de ces galettes aux fraises que j’ai fait ce matin à ton grand père qui habite Orzy. Je m’inquiète pour lui. Il commence à devenir vieux, et il se sent un peu seul depuis la mort de ta grand-mère. Je l’ai appelé ce matin et j’ai trouvé qu’il était très fatigué. J’ai failli ne pas reconnaître sa voix !
il est peut-être malade, répondit le petit Chaperon blanc. Je vais aller le voir et passer quelques heures avec lui puisque c’est les vacances.
c’est bien mais surtout sur le chemin, rappelle-toi de ce que je te dis depuis que tu es petite : ne parle pas aux inconnus, et n’accepte rien de leur part, on ne sait jamais, ils pourraient te faire du mal. En plus, ce matin à la radio j’ai entendu qu’un dangereux criminel s’était évadé de prison.
oui, oui. Je rentrerai peut-être tard. A ce soir, maman !
Elle prit la galette que sa mère lui avait mis dans un panier et enfourcha son vélo pour aller à Orzy. En route, alors qu’elle arrivait au stop en face de la station service, son vélo dérailla au moment où elle allait donner un grand coup de pédale pour passer vite car une voiture qui était arrivée derrière elle, venait de la klaksonner. Elle se mit sur le trottoir avec son vélo pour dégager le passage au véhicule pressé. Elle demanda de l’aide à un passant qui ne s’arrêta pas. C’était un sportif qui s’entraînait pour la course du lendemain. Son entraîneur qui le suivait de près dit à la petite fille :
pas le temps, va donc demander de l’aide à la station service. Elle ne se découragea pas et décida de suivre ce conseil. Elle alla donc rapidement à la station-service avec son vélo. Elle le posa devant la porte contre le mur et entra dans la boutique. Elle passa devant les bonbons et fut tentée d’en acheter. Elle hésita parce qu’elle avait surtout envie qu’on l’aide à réparer son vélo. Mais elle en prit quand même pour 1,20 € : c’était une gourmande ! quand elle arriva pour payer, elle se rapella tout d’un coup son problème de vélo et demanda de l’aide à la caisse. C’était un homme d’environ 35 ans qui s’appelait Marcel. En lui tendant les bonbons, elle lui dit :
Bonjour monsieur, j’ai un petit souci avec mon vélo, vous pouvez venir voir ?
Bien sûr, princesse, allons voir. Il encaissa ses 1,20 € et la suivit dehors. Il examina la chaîne du vélo et la lui remit en place. Puis il lui demanda :
Où vas-tu comme ça avec ce panier qui sent si bon ?
Je ne voudrais pas paraître malpolie, mais ma mère m’a dit de ne pas parler aux inconnus. Merci pour le vélo ! Et elle monta dessus et partit à toute vitesse.
Ensuite elle arriva au passage à niveau au moment où les barrières se baissaient pour laisser passer un train. Elle s’arrêta et posa le pied par terre. Pendant qu’elle attendait, un chien, un gros rotweiler hargneux s’approcha dangereusement d’elle en aboyant. Elle prit peur mais les barrières se levèrent à ce moment-là et elle se sauva, suivie par le chien qui lui courut après. Heureusement, elle réussit à lui échapper.
Elle arriva ensuite près du pont à côté de la piscine, quand elle s’aperçut que sa roue était crevée : c’était le chien qui avait mordu le pneu. Elle s’arrêta pour regarder les dégâts. Il n’était pas possible de le réparer. Et elle était trop loin pour retourner à la station service. Elle décida de terminer le chemin à pied. Tout d’un coup une voiture s’arrêta près d’elle. C’était un homme qui baissa la vitre et lui demanda si elle avait besoin d’un coup de main. Elle répondit que non, mais il insista et descendit de la voiture.
Qu’est-ce qui t’est arrivée, demanda-t-il ?
je ne parle pas aux inconnus
Je m’appelle Jean-Pierre Leloup. Tu vois, je ne suis plus un inconnu maintenant. Monte avec moi, et je t’emmènerai là où tu veux aller. Elle accepta et monta dans la voiture, et il mit son vélo dans le coffre. Pendant ce temps elle observa l ’intérieur de la voiture et repéra une valise sur la banquette arrière. Quand il remonta dans la voiture, elle lui demanda :
pourquoi les vitres de cette voiture sont-elles teintées ?
c’est pour mieux me cacher, mon enfant.
pourquoi verrouillez-vous la porte ?
pour ne pas que tu tombes, mon enfant
pourquoi roulez-vous si vite alors que nous sommes entrés dans Orzy ?
c’est pour arriver plus vite, mon enfant
Mais nous avons dépassé Orzy ! où m’emmenez-vous ?
je t’emmène comme otage dans ma fuite. La police est à mes trousses car je me suis évadé de prison. Le petit Chaperon blanc comprit son erreur et commença à avoir très peur, mais il était trop tard...
On retrouva son corps dans la Meuse près du stade Guy Rousseau deux mois plus tard.
Il ne faut jamais parler aux inconnus et ne surtout pas monter dans une voiture que l’on ne connaît pas. Il faut toujours faire attention et ne pas être naïf.
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