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| Auteur : | Sujet: Contes Libanais... clin d'oeil de soutien... | Bas |
| contisa Administrateur Messages postés : 1963 ![]() |
Une liste d'ouvrages pour commencer... on y retrouve bien sûr mon ami Jihad...mais je n'ai pas fait exprès!! promis!! Les chanteurs dans l’ombre Jabra Ibrahim Jabra ; trad. de l’arabe par Aline Sibony-Ismail ; ill. Marcelino Truong.- Paris : Syros, 1993.- 33 p. : ill. coul. ; 30 x 22 cm. (Multicultures). [PALESTINE] Le chat de Béthléem Michael Foreman ; trad. de l’anglais Par Elisabeth Duval.- Paris : Kaléidoscope, 2000.- Non paginé : ill. coul. ; 25 x 29 cm. [PALESTINE] L’enfant des cèdres Désirée Sadek Aziz.- Paris : Albin Michel Jeunesse, 1995.- 61 p. : ill. coul. ; 32 x 22 cm. (Contes d’hier et d’aujourd’hui). [LIBAN] Les maisons de Beyrouth Nayla Audi ; ill. Flavia Codsi.- Beyrouth : Peekaboo Press, 1998.- Non paginé : pages animées, ill. coul. : 40 x 35 cm. [LIBAN] Nour et le moineau (bilingue) Jihad Darwiche ; ill. Françoise Joire.- Paris : L’Harmattan, 1999.- 45 p. : ill. noir et blanc ; 19 x 21 cm. (Contes du roseau). [LIBAN] Le passant d’Orphalèse : extrait du livre « Le Prophète » Gibran Khalil Gibran ; calligraphies de Hassan Massoudy.- Paris : Syros, 1991.- Non paginé : ill. en noir et en coul. ; 20 x 10 cm. (Alternatives). [LIBAN] Les souliers rouges (bilingue) Jihad Darwiche, Françoise Joire.- Paris : L’Harmattan, 1988.- Non paginé : ill. noir et blanc ; 19 x 21 cm. (Contes du roseau). [LIBAN] | |||
| ...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous... |
| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
Un super site,le tour du monde des raconteurs d'histoires: http://www.1000jours1001nuits.net/1001nuits/voyage/conte/index.php?pays=9 Choufi et Choufani Choufi et Choufami, les deux oiseaux, étaient tombés amoureux l'un de l'autre le jour où ils s'étaient rencontrés sur une branche. Choufi l'oiseau blanc se croyait noir, et Choufami l'oiselle blanche se croyait noire, car chacun se voyait comme le miroir de l'autre et ne pouvait s'imaginer différent. Tous les jours, du soir au matin, leurs chants emplissaient le ciel. Les autres animaux s'arrêtaient pour les écouter, pour admirer leur vol, pour penser à cet amour si fort qu'ils connaîtraient peut-être eux aussi une fois dans leur vie. Mais pendant ce temps, au palais, la fille du roi se mourait lentement, s'enfonçant peu à peu dans une langueur dont personne ne comprenait la cause et qui ne la laissait même plus sortir de son lit. Un matin où son père était venu s'inquiéter de son état, elle lui dit qu'elle avait fait un rêve. Un rêve où il était dit que seul un oiseau blanc pouvait la sauver. Le roi bondit aussitôt chez son magicien. Il le trouva dans la cour du palais, accompagné comme à son habitude de son singe, de son serpent et de sa blanche colombe. Le roi lui expliqua le rêve de la princesse en montrant la colombe du doigt, mais le magicien se récria : — S'il y a un oiseau blanc qui peut sauver ta fille, mon roi, ce n'est pas ma douce colombe. Elle est la compagne de mes vieux jours, comme mes deux autres animaux, mais elle n'a rien de magique. Je crois que s'il existe un oiseau magique dans ton royaume, ce ne peut être que celui qui vole en ce moment au-dessus de nos têtes. Le roi leva les yeux. Choufi et Choufami survolaient à cet instant les tourelles du château, et le roi fut séduit par la beauté de leur chant et de leur vol. Aucun doute, le magicien avait raison ! — Que l'on aille me chercher cet oiseau ! s'exclama le souverain. Et le soir même, alors qu'ils étaient tranquillement installés dans leur nid, les deux amoureux virent arriver sous leur arbre un messager du monarque qui leur délivra la convocation royale. — Malheur, dit en pleurant Choufami qui se croyait blanche, c'est un ordre du roi, je ne peux pas refuser, que va-t-il m'arriver au palais ? — Je ne sais pas, dis Choufi en pleurant à son tour, mais vas-y si tu dois y aller. Et Choufami s'envola vers le palais du roi. Celui-ci, en la voyant arriver, crut que l'on s'était moqué de lui : il avait fait demander l'oiseau blanc, pas le noir ! Il enferma donc Choufami dans une cage en espérant que cela déciderait son compagnon à venir. Justement, sur son arbre, Choufi n'en pouvait plus d'attendre. Il se lamentait et se lamentait encore lorsque qu'une petite voix se fit entendre à ses côtés : — Ne t'inquiète plus, je suis la solution à ton problème ! Surpris, Choufi regarda qui était sur la branche. Il vit un cafard qui agitait ses antennes dans sa direction. — Ne prends donc pas cet air étonné ! dit le cafard. Je ne suis pas ce que tu crois, je suis l'amant secret de la princesse, j'ai été transformé en insecte par un rival jaloux, et c'est ma disparition qui la fait mourir. Si tu m'emmènes au palais, je suis sûr que le magicien pourra me redonner ma véritable forme. Choufi, qui ne cherchait qu'un prétexte pour se rendre au palais, installa le cafard sur son dos et s'envola vers le château. Dès que le roi l'aperçut, il le fit capturer et l'emmena près de la princesse. Quand il vit un cafard surgir de ses plumes, il voulut l'écraser, mais Choufi défendit l'insecte à coup de bec. L'attitude de l'oiseau était tellement surprenante que le magicien s'intéressa de plus près aux deux animaux. Il ne trouva rien de particulier chez Choufi, mais il découvrit vite qu'un enchantement pesait sur le cafard. Lorsque le charme fut renversé et que l'insecte fut de nouveau homme, la santé de la princesse s'améliora en quelques instants ! Ce fut donc bien, comme dans le rêve, l'oiseau blanc qui guérit la princesse. Et on laissa Choufi et Choufami regagner leur nid. Ils s'étaient rendus compte qu'ils étaient différents, mais cela ne changea rien ni à la beauté de leur chant, ni à celle de leur vol. Ni à celle de leur amour. 1 |
| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
Toujours du même site La fille du miel Annie, au village, on l'appelait la Fille au Miel. C'était elle qui prenait soin des ruches, et la production n'avait jamais été aussi bonne que depuis qu'elle s'occupait des abeilles. Il faut vous dire qu'elle leur jouait du violon. A longueur de temps. Et elle jouait bien, Annie, oh oui elle jouait bien. Souvent, les gens venaient l'écouter pendant qu'elle était au milieu des ruches. Bien sûr ils ne s'approchaient pas trop près, car les abeilles obéissaient à Annie et à personne d'autre, mais cela suffisait à leur bonheur. Parfois, on avait l'impression que les abeilles jouaient avec elle et que leur bourdonnement ressemblait à des notes. Un jour, à la fête du village, on demanda à Annie de jouer de son violon. Tout le monde fut séduit comme jamais, même ceux qui n'aimaient pas le violon, même ceux qui disaient ne pas aimer la musique du tout. Le maire, sous le charme comme tout le monde, lui proposa d'aller à la grande ville étudier la musique : le village lui paierait le voyage, ce serait un honneur de compter une grande artiste dans les rangs de la commune. Mais Annie refusa. Elle voulait rester avec ses parents, avec ses abeilles, et jouer au milieu des ruches. Le soir, encore dans l'excitation de la fête, Annie ne parvint pas à aller se coucher. Elle resta dans le jardin bien après la tombée de la nuit, rêveuse, à jouer deux notes par-ci et trois notes par-là. On entendit à ce moment-là un grand craquement dans la forêt. La mère d'Annie sortit sur le pas de la porte : — Rentre vite à la maison ! Il est trop tard pour rester dehors, l'ogre rôde et va t'emporter ! Mais Annie entendit à peine ce qu'on lui disait. Elle pinçait les cordes de son instrument, doucement, lentement, elle les effleurait comme s'ils avaient été de fragiles petits fils de toile d'araignée. On entendit alors un nouveau craquement, plus fort que le précédent, juste à l'entrée du village. Le père d'Annie sortit sur le pas de la porte : — Rentre vite à la maison ! Il est trop tard pour rester dehors, l'ogre rôde et va t'emporter ! Annie ne bougea pas. Elle caressait le bois de son violon, en ressentait la douceur et la force mêlées. Un troisième craquement retentit, cette fois juste derrière la maison. Le frère d'Annie, sortant à peine le nez par la porte, lui dit : — Rentre vite à la maison ! Il est trop tard pour rester dehors, l'ogre rôde et va t'emporter ! Annie n'entendit rien à ce dernier avertissement, et quand l'ogre surgit devant elle, il était trop tard pour fuir. Ne sachant que faire devant ce monstre qui avançait ses grosses mains pour la saisir, la seule chose qui lui vint à l'esprit fut de jouer une dernière fois du violon. La musique se fit triste, lancinante, la musique de quelqu'un qui va bientôt mourir. L'ogre hésita un instant, comme frappé par la beauté du morceau, mais il reprit vite sa marche en avant. Au moment où l'ogre allait s'emparer d'Annie, un nouveau bruit se fit entendre. Un bourdonnement. Un énorme bourdonnement. Et soudain, toutes les abeilles de toutes les ruches de la région surgirent du ciel et s'abattirent sur l'ogre. Malgré ses coups de poing, malgré ses cris, le monstre n'eut aucune chance contre la multitude des insectes qui le piquaient de leur dard, qui entraient par sa bouche, son nez, ses oreilles, pour aller le piquer encore plus profondément. La lutte fut terrible mais brève, et le mauvais géant s'effondra sur le sol dans un grand fracas. En voyant l'exploit réalisé par Annie, plus personne n'eut l'idée de l'envoyer étudier loin du village. Elle continua à s'occuper des abeilles, année après année, et le jour il fallut bien que quelqu'un prenne sa place, on lui demanda d'apprendre le violon à son remplaçant. |
| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
Encore un conte libanais extrait du même site: Chevrette la biquette Dans une petite maison vivaient Chevrette la Biquette et ses trois petits. Chaque jour elle partait dans la plaine pour brouter et ramasser de l'herbe, et ensuite elle allait dans la forêt pour chercher du bois. Chaque soir quand elle rentrait, elle leur disait à ses chevreaux : - Ouvrez-moi mes petiots, j'ai du lait plein les mamelles, j'ai de l'herbe plein les cornes, et du bois plein le dos. Chaque soir ses petits lui faisaient la fête, se régalaient du lait de leur mère, de l'herbe qu'elle rapportait, et se réchauffaient autour d'un bon feu. Mais un ogre s'installa près de leur maison avec la ferme intention de dévorer les petits. Chevrette, dont la queue était très douce, recommanda à ses enfants de n'ouvrir à personne tant qu'ils n'auraient pas touché la queue de celui qui voulait entrer. Si la queue était rêche, alors c'était l'ogre qui venait les dévorer. Quelques jours plus tard, après le départ de Chevrette, l'ogre a frappé à la porte en disant : - Ouvrez-moi mes petiots, j'ai du lait plein les mamelles, j'ai de l'herbe plein les cornes, et du bois plein le dos. Les chevreaux lui ont demandé de se retourner. En touchant la queue, ils ont compris que c'était l'ogre et n'ont pas ouvert la porte. Mais celui-ci ne s'est pas avoué vaincu. Il s'est rendu chez le coiffeur en lui demandant de rendre sa queue la plus douce possible, comme celle de Chevrette. Le coiffeur a si bien fait son travail que la queue de l'ogre est devenue aussi douce que celle de la Biquette. L'ogre s'est de nouveau rendu chez Chevrette et a dit : - Ouvrez-moi mes petiots, j'ai du lait plein les mamelles, j'ai de l'herbe plein les cornes, et du bois plein le dos. Les petits lui ont demandé de se retourner. La queue était douce, ils ont ouvert, et ce qui devait arriver est arrivé : une fois la porte ouverte, l'ogre s'est jeté sur les petits en a dévoré deux tandis que le troisième, lui, réussissait à se cacher. Quand elle est revenue, le petit rescapé a raconté à sa mère de ce qui s'était passé. Elle s'est rendue chez le forgeron et lui a dit : - Forgeron, fais-moi des cornes de fer et affûte-les bien, je veux éventrer l'ogre qui a dévoré mes petits pour les faire sortir. Le forgeron lui a fabriqué des cornes de fers aiguisées comme des poignards. Chevrette s'est rendue chez l'ogre et s'est mise à sauter sur le toit de la maison. Elle a tant et tant sauté que le toit a commencé à s'effondrer. L'ogre est sorti pour voir qui détruisait sa maison ainsi, et s'est retrouvé face à Chevrette qui s'est jetée sur lui et l'a éventré. Du ventre de l'ogre sont sortis les deux petits, et tout est redevenu comme avant. Merci à Claudio et à Dul,pour leur tour du monde des raconteurs d'histoires en 1000jours et 1001nuits! |
| contisa Administrateur Messages postés : 1963 ![]() |
Quand je te dis que tu es la plus forte... je ne ments pas.. moi j'ai cherché... mais je n'ai trouvé aucun texte... bravo Christine et merci ... | |||
| ...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous... |
| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
Rien d'exceptionnel en ce qui me concerne,par contre je suis ravie d'être arrivée sur ce tour du monde des raconteurs d'histoire,Dul et Claudio sont géniaux ils ont fait un voyage formidable en 1000jours et 1001nuits aux pays des contes réels et imaginaires!Le site est surprenant d'authenticité et d'émotion! Cela m'a rappelé "les conteurs à vélo"dont le site se trouve dans les liens amis du Quadriconteur! D'ailleurs,où est il donc passé Le QuadricOnteur? |
| contisa Administrateur Messages postés : 1963 ![]() |
il est apparu hier furtivement et s'en est allé aussitôt... c'est vrai qu'il nous manque!!!! Quadri!!!! reviens!!!! | |||
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| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
OUI je n'irai pas par quatre cheminsQuadricOnteur reviens vite!!!! --Message edité par Christine67 le 2006-08-09 22:52:51-- |
| Quadriconteur Messages postés : 424 Avant je contais pour changer le monde, mais le monde n'a pas changé; alors, maintenant je conte pour que le monde ne me change pas. |
Mais je suis là! (c'est bon d'être désiré ;) , merci) |
| contisa Administrateur Messages postés : 1963 ![]() |
Tu as vu comme tu nous manques vite!!! c'est presque trop facile je trouve!! | |||
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| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
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| contisa Administrateur Messages postés : 1963 ![]() |
Oui enfin... faux ou vrai... le rhum s'endort de toute évidence.... | |||
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| Christine67 Messages postés : 369 "La vie est un conte de fée qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons." Robert Lalonde ![]() |
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