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forum Index du forum forumLes contes que nous aimons foruml'éventail

Auteur : Sujet: l'éventail  Bas
 tchao
 Messages postés : 85
  Posté le 16/05/2007 18:24:09
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Il était une fois un colporteur qui vendait des éventails. Un jour il passe devant le chateau du roi et souhaite en vendre un au roi. Il lui demande 100 euros pour un seul éventail. le roi n'en revient pas et lui demande : " tu oses vendre un simple éventail que l'on trouve dans n'importe quel endroit de la ville  100 euros, tu me prends pour un idiot ? Le vendeur lui dit : "non sire je vous assure que mes éventails ne sont pas comme les autres les miens dure 100 ans " Le roi se laisse convaincre et décide d'en acheter un. Le colporteur redescend à la cité. Evidemment le roiayant très chaud utilise sa nouvelle acquisition mais à la fin de la journéevil casse l'éventail. Furieux il demande à ses gardes d'aller chercher le colporteur. Celui-ci lui demande : " mais comment est-ce possible que vous cassiez mon altesse ce merveilleux objet ? " Le roi lui dit : " mais comme les autres, je le secoue de droite à gauche devant mon visage". Le colporteur lui dit : " mais ce n'est pas comme cela qu'il faut faire pour qu'il dure cent ans, il faut le laisser immobile et secouer la tête de gauche à droite, ainsi il dure 100 ans. Je vous en vend un autre ?".

Du chagrin dans mes alexandrins
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 16/05/2007 19:32:40
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Toujours autrant de plaisir à lire ces histoires de sagesse absurde... j'aime beaucoup merci

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 tchao
 Messages postés : 85
  Posté le 16/05/2007 23:02:52
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Je me permets d'en mettre un autre :

Un dimanche matin, un pauvre paysan s'apprêtait à quitter sa maison lorsqu'un ami d'enfance se présenta à la porte. "Sois le bienvenu ! Où étais-tu pendant toutes ces années ? Entre donc. Hélas! Il faut que je m'absente, j'ai promis d'aller voir quelques amis et ne peux me décommander. Je t'en prie, reste ici, je serai de retour dans une heure environ. Nous pourrons tranquillement bavarder tout à l'heure".
" Mais non, répondit l'ami, ne vaudrait-il pas mieux que je t'accompagne ? le seul ennui, c'est que  mes vêtements sont en loques. Si tu me donnes de quoi me changer, j'irai avec toi".
Quelque temps auparavant, le roi avait offert de beaux vêtements au paysan. Celui-ci les gardait soignesement en attendant qu'une occasion se présente pour les porter. Il s'empressa de les apporter à son ami qui fut paré comme un roi : un manteau de  grande valeur, un turban somptueux, un dhoti, des chaussures magnifiques. Voyant cela, le paysan sentit une pointe de jalousie monter en lui; n'avait-il pas l'air d'un serviteur à côté de son ami ? Il se demanda si ce n'était pas une erreur de prêter ses plus beaux atouts à son hôte. Pour tout dire, il se sentit inférieur. " tous les regards se tournerons vers lui, pensa-il, et moi je passerai pour le valet".
Il essaya de se calmer en se disant qu'il se comportait en ami fidèle. Et il décida de s'en tenir à ces nobles pensées. "Après tout, qu'elle est l'importance d'un beau manteau ou d'un turban coûteux ?"  Hélas ! Plus il s'efforçait d'être bon  et généreux, plus le manteau et le turbanui trottaient dans la tête. les deux hommes se mirent en route. Les passants n'avaient d'yeux que pour celui qui était si richement accoutré. le paysan se sentait de plus en plus déprimé. il deviait en marchant mais ses pensées étaient tout absorbées par le turban, par le manteau. Ils arrivèrent à destination. Le paysan présenta son compagnon : " j'ai amené mon ami. C'est un ami d'enfance, un homme de plus agréable. "Et brusquement, il ajouta : "Les vêtements sont à moi" .
Consternation générale ..... Le paysan se rendit comptede sa bévue, s'en mordit les doidts, mais c'était fait, il ne pouvait plus rien y changer.
Rentré chez lui, il présenta ses excuses à son ami. "Cela m'a bouleversé, fit ce dernier. Pourquoi as-tu dis cela ? "
3 Pardonne-moi, implora le paysan. La langue m'a échappé. C'était une erreur ".
Mais la langue ne m'en jamais . La bouche ne produit que les paroles dictées par l'esprit. En réalité il s'avait pertinenmment bien ce qui se passait dans sa tête.
Les deux compagnons s'en allèrent de nouveau en visite. Le paysan avait bien l'intention de ne pas répéter la gaffe.Il avait pris la décision irrévocable de ne pas parler des vêtements.
Le  paysan, en proie à une discorde intestine violente, entra chez ses amis et commença prudemment / " Je vous présente mon compagnons, mon ami d'enfance..... " Mais personne ne l'écoutait, tout le monde s'extasiait devant l'allure vestimentaire de l'autre. Il protesta intérieurement : " c'est mon manteau ! C'est mon turban !" Mais il se souvint de sa décision et se résonna : " Les uns ont de beaux vêtements, les autres des haillons. C'est sans grande importance " . Mais les vêtements l'obsédaient, hantaient.
Il  reprit la  parole : "Voici mon ami. Un ami d'enfance. Un homme bien, très bien. et les vêtements ? Ils sont à lui, pas à moi ! "  
silence choqué de l'assemblée.... Quelle façon  étrange de présenter quelqu'un !  En précisant que ses vêtements lui appartiennent.
de retour à la maison, le paysan se confondit une fois de plus en excuses. " quelle gaffe, soupira t-il.  Que faire, que dire ? Jamais des vêtements n'ont eu une telle emprise sur moi.
Son ami , indigné, déclara qu'il ne l'accompagnerat plus nulle part. Le paysan supplia : Ne fais pas ça, j'en serais malheureux pour le restant de mes jours, je ne me pardonnerais jamais de t'avoir traité de la sorte. Je ne  dirai plus un mot au sujet de ces  maudits vêtements. Du fond du coeur, je jure de ne plus le  en parler. Le paysan partit en visite toujours accompagné une troisième fois, extrèmement controlé, il se survéillait étroitement pour ne rien dire au sujet des vêtements. Les voici   arrivés. Le paysan est couvert de sueur, il se sent éreinté, paralysé d'angoise. Son compagnon est inquièt, lui aussi. Le paysan se met à parler avec une extrème lenteur,  une extrème prudence / Voici mon ami, un très vieil ami, un homme très attachant, vraiment " .
Brusquement il se sent vaciller. Quelque chose explose en lui. Il comprend qu'il est vaincu. Il bredouille : Et les vêtements ? Excusez-moi, je n'en parlerai pas, je me suis juré de ne pas ouvrir la bouche à ce sujet !"  Je vous laisse finir cette histoire comme il vous semble .    

Du chagrin dans mes alexandrins
 Marie-Catherine
 Messages postés : 792
 Marie-Catherine
  Posté le 19/05/2007 12:38:37
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Très sympa ces contes !

Merci Tchao.

...et si t'en as d'autres...

 
http://img138.imageshack.us/img138/4157/banantrelireml0.jpg
http://ouielire.free.fr/AntreLire/
 tchao
 Messages postés : 85
  Posté le 21/05/2007 13:10:23
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Merci Marie-Catherine d'apprécier, je me demanddais si j'étais le seul à aimer ces contes que je m'applique à recopier ici. j'en ai pas d'autre pour l'instant mais si j'en trouve qui me plaise je ne manquerai pas de vous les faire partager. J'ai par contre un conte dans un vieux livre de 1885. Il est de la provence? si quelqu'un se sent de traduire je le recopie. Peut-être qu'il ferait plaisir à Contisa et à d'autres qui habitent cette région. Je ne sais pas de quoi il parle je  ne comprends pas voici le titre : " LA MOUNINO E LOU SABATIE"

Du chagrin dans mes alexandrins
 Marie-Catherine
 Messages postés : 792
 Marie-Catherine
  Posté le 21/05/2007 18:33:13
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Ah, ah, Isa va-t-elle s'y coller ?

 
http://img138.imageshack.us/img138/4157/banantrelireml0.jpg
http://ouielire.free.fr/AntreLire/
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 21/05/2007 22:16:15
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Allez... si Tchao a le courage de copier un texte dans une langue qu'il ne connait pas... exercice ô combien difficile... je tenterai une traduction bien que je ne maîtrise pas le provençal... Nice ne faisant pas et n'ayant jamais fait partie de la Provence mais en étant tout de même cousine... je parle le Niçois... pas le Provençal... mais ce sont deux langues d'oc... on devrait pouvoir s'en sortir... à priori... le titre serait au choix... le meunier et le cordonier... ou... le singe et le cordonier... faut que je voie la suite ...

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 21/05/2007 22:17:23
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PS: par contre Tchao... celui là... mets le dans les Contes de Région... ce sera bien... courage à toi pour la copie en tout cas!!

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...

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