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forum Index du forum forumContes de Régions forum"La Clamousa" Isabelle Pozzi (Provence)

Auteur : Sujet: "La Clamousa" Isabelle Pozzi (Provence)  Bas
 contisa
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 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 15/02/2007 09:29:22
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La Clamousa
(La pleureuse)

C'était une famille pauvre mais nombreuse comme cela arrive souvent. Il y avait la grand-mère, morceau de bois sec mais qui s'accrochait encore bien à la vie. Bien sûr le poids des ans lui interdisait les travaux des champs, mais à la maison elle rendait de grands services et allégeait le travail de la mère. Il y avait la mère, belle et jeune encore. Elle vendait le fruit du travail du père sur les marchés. Il y avait le père, lui travaillait aux champs et rempaillait les jours de foire. Et puis il y avait les enfants, dix en tout. Les plus petits aidaient à la ferme comme ils le pouvaient, ils cassaient plus d'oeufs qu'ils n'en rapportaient mais ils étaient toujours de bonne volonté. Et puis il y avait Guilhem, l'aîné. Le travail de Guilhem, c'était de monter les moutons à l'estive à la belle saison, de les garder durant tout l'été et de les redescendre à la ferme une fois l'hiver annoncé.

Tout l’été, c’est vite dit. Mais quand on a tout juste onze ans et qu’on est seul à l’estive avec ses moutons, tout l’été, c’est long ! Alors, pour faire passer le temps quand il traînait la patte, Guilhem avait pris l’habitude de prendre des morceaux de bois assez gros, assez épais et de les sculpter, patiemment, des heures durant. Quand il avait fini, le morceau de bois s’était transformé en bonhomme ou en bonne femme. Ces personnages qu’il créait lui tenaient compagnie dans son abri de pierres où il les disposait bien en rond, adossés au mur tout autour de lui, et protégé par ces totems personnels, il s’endormait paisiblement à la nuit tombée. Mais à force d’en sculpter, il se retrouvait parfois à l’étroit sous son abri. Alors ces jours là, il les regardait tous un par un, les examinait et il ne gardait avec lui que ceux auxquels il tenait, ceux qu’il trouvait les plus réussis. Les autres, ils les prenait et allait les jeter dans un trou qu’il connaissait, là bas, tout au bout de l’estive.

Cet hiver là, il était redescendu dès les premiers flocons. Arrivé près du village il était passé devant les champs où travaillait son père, il s’était jeté dans ses bras pour de grandes embrassades. Puis il avait continué sa route et il avait croisé sa mère qui revenait du marché. Ils s’étaient serrés très longtemps dans les bras l’un de l’autre et avaient terminé de cheminer ensembles jusqu’à la ferme où les frères et sœurs les attendaient déjà. Guilhem était entré dans la cour et s’était précipité dans la grande salle du bas pour embrasser sa grand-mère qu’il aimait tant. Elle, elle était là, dans son fauteuil, près du feu déjà allumé, elle tricotait. Il s’était avancé vers elle pour l’embrasser quand juste au dessus de la cheminée, ses yeux avaient été attirés par deux objets : des statuettes ! Il s’était retourné et …
-Mais qu’est-ce que c’est ça ? Tu les as trouvées où ?
-Ha ça… Je les ai trouvées l’autre matin en allant chercher l’eau, elles étaient là juste au bord de la source.

Dans la tête de Guilhem, cette phrase n’avait fait qu’un tour : si les statuettes qu’il jetait dans le trou de l’estive se retrouvaient en bas près de la source c’était donc que le trou était une grotte et que dans cette grotte passait une rivière souterraine qui descendait tout près de la ferme. Alors il avait expliqué à sa mère l’histoire de ces statues, qu’elles étaient à lui, qu’il les avaient jetées et qu’elle les avait trouvées… et elle qui l’écoutait avec autant d’attention qu’elle le pouvait, elle a eu une idée comme seules les mères savent en avoir :
-Tu sais Guilhem comme je suis inquiète pour toi chaque fois que tu montes à l’estive. Alors voilà, l’été prochain, quand tu arriveras là haut, tu feras une statuette et tu me l’enverras. Moi le lendemain, j’irai chercher l’eau et je la trouverai. Je saurai de cette façon que tu es bien arrivé.

Ce qui fut dit fut fait et l’été suivant, Guilhem est reparti à l’estive. Arrivé là haut, il a cherché son premier morceau de bois de l’année. Il s’est assis et a commencé à sculpter un petit berger souriant portant une longue cape qui lui descendait aux chevilles. Collés à ses jambes, il y avait des moutons tête baissée qui semblaient brouter. Il s’est levé et il est allé là bas, tout au bout de l’estive, au bord du trou. Il a jeté le petit berger de bois en espérant que sa mère le trouve le lendemain matin.

Le lendemain, la mère est allée chercher l’eau à la source et juste là à ses pieds, elle l’a trouvé le petit berger souriant avec ses petits moutons. Elle a sourit, soulagée. Elle savait que son fils était bien arrivé ainsi que les bêtes qui étaient leur plus grande richesse. Et chaque jour il a sculpté. Et chaque jour il a jeté une statuette dans la grotte. Et chaque matin elle est venue aux nouvelles. Quand la statue avait un gros ventre et qu’elle n’avait pas de cape, elle savait que le petit avait bien mangé et que là haut il faisait chaud et beau. Quand le bonhomme ne souriait pas, elle savait que son fils était triste ou s’ennuyait. Et l’été est passé rythmé par ces rendez-vous quotidiens.

Je vous parle là d’un temps où les téléphones, télévisions et prévisions météo appartenaient encore au futur. Je vous parle là d’une région de Provence où la terre brûle sous le soleil d’été et les pierres éclatent sous le gel de l’hiver. Une région surprenante et rude. Un coin où parfois l’hiver vient vous cueillir en plein cœur d’un été qui semblait vouloir durer. Et bien cette année là, ce fût ainsi. L’été était encore bien là avec son soleil entêtant, ses nuits un peu fraîches déjà mais ses journées accablantes quand tout à coup, en pleine nuit, Guilhem fut réveillé par le froid. Le vrai froid. Celui de l’hiver. L’automne avait dû louper son rendez vous avec la montagne et l’hiver l’avait remplacé au pied levé… Toujours est-il que cette nuit là, aussi inattendu que cela puisse paraître, la neige s’est mise à tomber jusqu’au petit matin. Le matin venu, le ciel était toujours bas et le vent s’était fait glacé. Guilhem connaissait sa montagne, il savait que parfois elle jouait des tours pendables. Mais ça ne durait jamais bien longtemps. Il se dit que ce n’était qu’un coup de froid, que ça passerait et qu’il descendrait alors à la ferme avec les bêtes. Mais le froid s’est installé lentement sous son manteau de neige. Il s’est insinué sous chaque pierre, dans chaque brindille et sous le manteau de Guilhem, et sous la laine des moutons…

La neige fut rapidement trop abondante pour penser à faire marcher les bêtes jusqu’au village. C’était pour elles et peut être aussi pour lui, une mort certaine. Alors Guilhem s’est organisé une vie au ralenti, il a rapproché les moutons de l’abri, les a protégé comme il a pu et il s’est réchauffé de même. Qui d’entre vous, qui d’entre nous, à sa place, n’aurait pas maudit sa malchance ? Qui n’aurait pas geint et pleuré sur son sort ? Et bien lui n’y a pas pensé un instant. Dans son esprit la seule chose qui l’animait était sa famille. Les petits qui avaient besoin du lait des quelques chèvres qu’il avait emmenées avec le troupeau, la grand-mère qui était déjà fragile et ne passerait pas l’hiver sans la viande de mouton qu’il était le seul à pouvoir lui apporter, le père et la mère qui ne pourraient pas gagner d’agent en vendant les bêtes cette années puisqu’elles étaient là haut, à l’estive avec lui…

Cette nuit là, il ne ferma pas l’œil. Au matin, une idée avait germé dans sa tête d’enfant : si les statuettes arrivaient jusqu’à la ferme alors peut-être qu’un agneau pourrait lui aussi passer par le boyau rocheux et glisser le long de la rivière… il se leva alors que le jour dormait encore. Il choisit un agneau assez petit pour ne pas prendre le risque de boucher cette cavité qui était son seul lien avec les siens. Il emmena l’agneau jusqu’au bout de l’estive, la bête les suivit, confiante. Une fois au bord du trou, il empoigna le pauvre animal et le balança sans peine… il entendit un lugubre bêê qui dura  un moment et puis, plus rien. Il ne lui restait plus qu’à espérer.

Et parfois, il suffit d’espérer pour que les choses arrivent. Dans la matinée, la mère est allée comme chaque jour à la source et là, quelque chose avait bloqué l’eau et crée un petit lac : c’était l’agneau ! Elle le prit et remercia le ciel et son fils de le lui avoir envoyé.  La grand-mère et les petits eurent assez de viande pour quelques jours et c’était déjà inespéré.

Au bout d’une semaine, la neige n’avait pas libéré la terre, le froid s’était marié à la brume et Guilhem se dit que son agneau, s’il était arrivé à destination, devait être digéré depuis longtemps. Comme celui-ci était apparemment bien passé dans la cavité, il tenta d’en choisir un plus gros.  Il le mena jusqu’au bout de l’estive et la bête suivit, confiante. Mais lorsque l’enfant voulu le pousser dans le trou, car il n’était plus question de le soulever celui là, l’animal freina des quatre pieds et refusa d’avancer. Mais il n’était pas assez lourd pour donner trop de fil à retorde à un jeune berger encore bien solide malgré la faim et le froid. Guilhem le poussa, le tira et l’animal dégringola dans un cri de désespoir.

Quant au matin la mère alla chercher l’eau, sur le bord du ruisseau, elle trouva le mouton. Elle pria un instant pour remercier le ciel et son fils et appela son mari pour porter l’animal jusqu’à la ferme. Cette fois toute la famille profita de la viande et les forces leur revinrent un peu.

Mais après plus d’une semaine, le mouton était presque oublié et Guilhem le savait. Le froid mordait la chair et rien n’annonçait une redescente prochaine pour le garçon et ses bêtes. Alors Guilhem sortit de son abri et choisit cette fois un mouton digne de ce nom. Le plus charnu, il n’y en avait plus guère de charnu car l’herbe était bien rare et pauvre. Il en trouva tout de même un qui portait encore les souvenirs de été dans sa chair. Il le conduisit tout au bout de l’estive et l’animal suivit confiant son berger qu’il connaissait. Mais lorsque l’enfant voulut pousser la bête dans le trou, l’autre planta ses pattes dans la neige, ne voulut plus avancer d’un millimètre et donna des coups de tête et de dents pour éviter la chute. L’enfant le poussa, le tira et le poussa encore et tenta de le tirer à nouveau tant et si bien que l’animal finit par tomber. Mais il était gros celui là, et dans sa chute, le poids du mouton fit basculer l’enfant qui tomba avec lui.

Au matin, la mère s’en fût chercher l’eau comme à son habitude et de loin, elle vit déjà la forme du mouton qui gisait là et son sourire illumina son visage de femme. Puis elle s’approcha, s’apprêtant à prendre son eau quand elle vit, coincé à moitié sous l’animal, le corps sans vie de son enfant. Son sourire de femme se mua soudain en détresse de mère, elle entendit sortir de sa gorge nouée un hurlement de douleur. On lui eut arraché le cœur, sa douleur eut été moins grande. En eu une si grande blessure à l’âme, que durant trois jour et trois nuits personne ne put la déloger de l’entrée du gouffre où son fils était mort. Et durant trois jours et trois nuits ses hurlements de mère en deuil envahirent toute la vallée, remontèrent les entrailles de la terre pour ressortir tout au bout de l’estive affolant le reste du troupeau condamné. On dit encore dans la région qu’on l’entendit jusqu’au cirque de Navacelle et qu’on l’y entend parfois encore quand l’hiver étale sa nuit au dessus du gouffre et de la ferme.

L’histoire se rependit vite aux alentours et  pour désigner l’endroit, le gouffre là haut tout au bout de l’estive, les gens commencèrent à dire :
-Oui tu sais là haut, à la grotte de la Clamousa, cette mère qui est devenu folle et qui pleure son fil encore et encore.

La grotte de Clamousa, la grotte de la pleureuse, voilà le nom qui lui est resté. Plus tard, les français sont arrivés et ils ont pris possession du territoire, ils ont pris possession des noms aussi, ils ont francisé. Le trou est devenu la grotte de Clamouse. Le village où se situait la ferme avait peut-être un nom avant cette histoire, mais l’histoire l’a oublié. En l’honneur du courage et du dévouement de cet enfant on a rebaptisé le lieu Guilhem et puis, comme l’enfant méritait le plus haut des titres, on a dit Saint Guilhem. La région, je vous l’ai dit, était encore bien moins accueillante qu’aujourd’hui, et aujourd’hui encore elle ressemble fort à un désert. Le village a donc fixé définitivement son nom : Saint Guilhem le Désert…

Ça pourrait être une histoire bien triste si elle s’arrêtait là. Mais dans les contes vous le savez, on ne meut jamais pour rien. La grotte existe toujours juste à coté de l’église mais l’entrée que connaissait Guilhem, tout au bout de l’estive, elle, elle a été grillagée pour éviter les accidents. Et vous me croirez ou vous ne me croirez pas, mais quand une femme apprend qu’elle est enceinte à Saint Guilhem le Désert, la première chose qu’elle fait, avant même de l’annoncer au père : elle chausse ses godillots et elle prend le sentier étroit qui mène à l’estive là haut. Elle va tout au bout, juste au bord du trou et là elle s’agenouille et elle prie. Elle demande au ciel que l’enfant à venir qu’il soit fille ou garçon, soit aussi bon, aussi courageux et aussi dévoué que l’a été Guilhem en son temps, qu’il en ait aussi l’intelligence et le sens de l’à propos.

Si jamais un jour vous passez par ce village, arrêtez vous un instant et regardez les yeux des enfants qui jouent dans les rues de pierres jaunes. Vous comprendrez que dans de tels lieux, parfois, les vœux se réalisent….


Texte d'Isabelle Pozzi
Vous pouvez faire circuler ce texte si vous le voulez mais uniquement en précisant le nom de l'auteur et en lui laissant un petit mot ici ou sur contisa@neuf.fr
Merci beaucoup par avance.

--Message edité par Contisa le 2007-02-15 09:39:39--

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Marie-Catherine
 Messages postés : 792
 Marie-Catherine
  Posté le 15/02/2007 10:40:12
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Voilà de la belle et bonne lecture !
Une très bonne idée ce "Contes de Régions", Madame Contisa.

Je reviens lire tout ça d'ici peu...

 
http://img138.imageshack.us/img138/4157/banantrelireml0.jpg
http://ouielire.free.fr/AntreLire/
 Renart
 Messages postés : 19
 Renart
  Posté le 15/02/2007 18:33:47
Send a private message to Renart
Je ne connais pas cette Isabelle Pozzi, mais elle écrit rudement bien, un plaisir qui s'écoule lentement au fil d'une plume souple.

Sûr qu'elle va faire de l'ombre même à la grande Contisa... dont la colère est légendaire même au delà du baou de Vence!

Il n'en restait qu'une, ce fut vous.
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 16/02/2007 16:36:31
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Merci Marie Catherine... je me suis un peu inspirée de Voyage et Partage...e t j'espère que Chistine allimentera ici aussi cette rubrique avec autant de talent qu'elle le fait chez Roby... je suis sûre qu'elle en a plein en stock...on partagera en frères!!

Et Renart... sois tranquille Isabelle et Contisa se connaissent bien et pas de concurence entre elles...

Merci pour les compliments ça fait toujours autant plaisir...

Isa

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Marie-Catherine
 Messages postés : 792
 Marie-Catherine
  Posté le 16/02/2007 17:47:02
Send a private message to Marie-Catherine
Quel bel avatar, Isa !


Allez, dis nous comment tu l'as trouvé

 
http://img138.imageshack.us/img138/4157/banantrelireml0.jpg
http://ouielire.free.fr/AntreLire/
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 17/02/2007 08:56:13
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Demande à Christine... elle le sait elle... c'est une cachotière mais j'ai enfin trouvé comment elle nous créait ses belles images personnalisées!!!

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Kishar
 Messages postés : 12
 Kishar
  Posté le 03/03/2007 01:06:12
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Chère Contisa ,
j'ai diffusé " la  Glamousa " sur un forum que je fréquente  J'ai tout fait comme il faut " le nom de l'auteur  et son lien ".

les lois sont rudes  je les respecte .

voilà ! voilà!!!

kishar

kishar
 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 03/03/2007 09:05:50
Send a private message to contisa
Super Kishar... c'est normal qu'on mette des règles... je n'aimerais pas du tout retrouver un de mes textes sous le nom d'un autre... ce sont des morceaux de moi tout de même...

Mets moi le lien vers le post du forum concerné... comme ça j'irais voir les commentaires...

Bisous à toi...

Isa

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...
 Kishar
 Messages postés : 12
 Kishar
  Posté le 03/03/2007 18:47:56
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Hé! Hé! c'est un forum plutôt spécialisé, catalogué  pour Séniors
le lien :http://www.seniorplanet.fr/forumsp/index.php?showforum=3

aller dans : Communautés  chercher  :Le p'tit  Cabanon n° 11

A  bientôt .....

kishar
 lilinoun
 Messages postés : 18
 lilinoun
  Posté le 07/05/2007 20:25:35
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Moi je suis passée souvent à st guilhem mais j'avais jamais entendu cette histoire! C'est vraiment super de la connaitre! C'est une vraie légende au moins?
En tout cas je l'ai beacoup aimée et je l'ai envoyée à une amis qui habite un village à coté!
Merci pour cette histoire!

 contisa
 Administrateur
 Messages postés : 1963
 contisa
  Posté le 11/05/2007 21:41:24
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Non ce sont deux légendes que j'ai mélangé... mais deux vraies légendes...

...Nous avons toujours tenté de faire croire qu'il existait des bêtes plus féroces que nous...

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